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Les biomarqueurs

LES BIOMARQUEURS RECHERCHES DANS LE CBNPC

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Les biomarqueurs les plus recherchés dans le cancer du poumon non à petites cellules sont les suivants :

*Le récepteur du facteur de croissance épidermique (R-EGF) est une protéine présente à la surface des cellules qui contribuent à leur croissance. Des altérations du gène R-EGF peuvent rendre la quantité de R-EGF plus élevée que la normale dans certains types de cancer du poumon. On parle alors d’un cancer du poumon R-EGF positif (R-EGF+). Le R-EGF est le biomarqueur dont le dosage est le plus souvent effectué pour le cancer du poumon.

*Des mutations par insertion dans l’exon 20 du R-EGF se produisent lorsqu’un petit élément de matériel génétique est ajouté (inséré) dans le segment du gène R-EGF appelé exon 20. On vérifie la présence de cette mutation parce que les médicaments ciblés auxquels on a recours dans le cas des mutations du R-EGF n’ont pas d’effet s’il s’agit d’une mutation par insertion dans l’exon 20 du R-EGF.

*La kinase du lymphome anaplasique (ALK) est un gène qui contrôle une protéine participant à la croissance et à la division des cellules. Ce gène est présent à la naissance, mais il est habituellement inactif. Il arrive qu’il s’active et qu’il fusionne avec un autre gène, formant un gène de fusion EML4-ALKqui peut favoriser l’apparition d’un cancer du poumon.

*Le BRAF est une protéine qui envoie des signaux de croissance dans les cellules Des changements dans le gène BRAF, soit BRAF V600E, peuvent être détectés en plus grand nombre dans certains cancers du poumon.

*Le ROS1 est une autre protéine qui envoie des signaux dans les cellules et qui les aide à croître. Certains cancers du poumon présentent des changements dans le gène ROS1 qui font que la quantité de ROS1 est supérieure à la normale.

*Le gène de fusion NTRK est un fragment du gène NTRK qui s’est détaché puis qui s’est lié à un autre gène. Ce changement provoque la formation de protéines anormales appelées protéines de fusion TRK qui peuvent favoriser la croissance des cellules cancéreuses.

*Le gène de fusion RET provient de changements au niveau du gène RET. Le gène RET fabrique une protéine qui envoie des signaux facilitant le développement cellulaire.

*Les mutations conduisant à un saut de l’exon 14 de la MET apparaissent quand l’exon 14 a subi une altération. Les exons sont les segments des gènes qui codent pour les protéines. Quand une mutation conduit à un saut, ces directives sont incorrectes, alors les cellules anormales croissent puis se propagent dans le corps. Cette mutation est rare et n’est présente que dans certains cancers du poumon.

*Les mutations KRAS provoquent des changements dans la protéine KRAS, qui indique à la cellule quand croître et quand cesser de le faire. En présence de mutations KRAS, les protéines indiquent aux cellules de croître, mais pas d’interrompre leur croissance, ce qui fait qu’elles se développent de façon désordonnée. Bien qu’il existe de nombreux types différents de mutations KRAS, la forme la plus courante pour le cancer du poumon est la mutation KRASG12C.

*Les mutations HER2 sont présentes dans le gène HER2, aussi connu sous le nom de gène ErbB2. Le HER2 contrôle une protéine située à la surface des cellules qui les aide à croître. Certains cancers du poumon contiennent trop de copies du gène HER2, ce qui engendre une surproduction de la protéine HER2. La présence d’un trop grand nombre de copies du gène est appelée amplification, et la surproduction de la protéine est appelée surexpression de HER2. Lorsqu’il y a surexpression de la protéine, les cellules tumorales risquent de croître et de se multiplier trop rapidement. Certains cancers du poumon surexpriment HER2; on dit alors que le cancer du poumon est HER2 positif.

*La PD-L1 est une protéine souvent présente en grande quantité sur les cellules cancéreuses, dont les cellules du cancer du poumon. Quand elle se lie à une autre protéine appelée PD-1 dans les cellules T du système immunitaire, elle les empêche de détruire les cellules contenant la PD-L1, dont les cellules du cancer du poumon. On pourrait vérifier la présence de la PD-L1 dans le cancer du poumon à petites cellules et dans le cancer du poumon non à petites cellules.

*Le T790M est une mutation qui peut apparaître sur le gène R-EGF, habituellement après un traitement par médicaments ciblés. Votre équipe de soins pourrait faire une autre biopsie de la tumeur si elle a cessé de répondre au traitement ou bien vous prélever du sang et vérifier si la mutation T790M est présente dans l’échantillon.

*La protéine P53, aussi appelée PT53 joue un rôle crucial au sein de l’organisme. Elle a pour rôle de réguler la croissance cellulaire et de prévenir d’une éventuelle formation de tumeur. Elle a également le pouvoir de détruire le cancer, d’où son nom : gène suppresseur de tumeurs. On retrouve fréquemment une co-mutation TP53 avec les altérations KRAS, EGFR, et ALK( dans environ 50% des cas)

* MTAP est un gène situé sur le chromosome 9, souvent co-délétionné avec CDKN2A.

Cette perte est observée dans environ 10–15 % des CBNPC.

Elle entraîne une vulnérabilité métabolique : les cellules tumorales deviennent dépendantes de la voie PRMT5/MAT2A, ce qui ouvre la voie à de nouvelles approches thérapeutiques (inhibiteurs de PRMT5, par exemple).

Actuellement, ce n’est pas une altération « actionnable » standard comme EGFR, ALK ou ROS1, mais plusieurs essais cliniques évaluent des thérapies ciblées exploitant cette délétion.

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